Pétrole et Gravity, Carré Sévigné, 7/01/2014

petrole, Nico M photographe-2

Pétrole, du nom d’une oeuvre posthume de Pasolini, met en abîme le corps-signe, et fait sienne la définition du poète : « Ce qui toujours parle en silence est le corps. » Elle lie le contemporain à une danse physique et rythmée. David Drouard ancre son propos dans une réflexion sur le couple, et met en résonance les accords qui unissent et les tensions qui opposent. Cette différence apparemment irréductible, pourtant toujours portée par le désir de se constituer ensemble.

Gravity. La gravité est d’abord celle du corps, d’une physicalité éprouvée qui cherche à s’émanciper. Conçue pour un quatuor de danseurs, la pièce joue des symétries et des différences pour traiter l’attractionrépulsion au coeur de la relation interpersonnelle. Dans la finesse, puis dans l’énergie, cette danse exprime la féminité et la masculinité, la colère et la complicité, la lutte et la réconciliation en passant de l’animalité à l’humanité.
Une interprétation brillante et pleine d’énergie. Priorité est donnée au mouvement et à l’expressivité du corps comme témoin de la pensée et des sentiments. Une danse généreuse à l’esthétique sensuelle des corps.

Chorégraphies : David Drouard – Interprètes : Sandra Savin, Saül Dovin, David Drouard, Aude Arago, Nicolas Sannier et Leila Pasquier (chanteuse)
Musiques : Eric Aldéa, Lali Puna, Beth Gibbons, Georges Benson, BOF 28 jours plus tard
Conception sonores : N’Zeng – Paroles : Sir Jean, Leila Pasquier
Conception costumes : Michèle Amet, Kévin Bruneel
Conception lumières : Xavier Ferreira de Lima
Production : D.A.D.R.CIE

 

Petrole

 

Gravity